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Le "Camp de la Mort" de SOBIBOR PDF Print E-mail
Written by Paul GRUBACH   

Alors que Paul GRUBACH rédigeait cet article, John DEMJANJUK venait d'échapper à une première tentative d'extradition des Etats-Unis vers l'Allemagne.

L'extradition du vieil homme de 89 ans - quelle gloire pour les accusateurs ! - a néanmoins eu lieu le 11 mai 2009.

Cette évolution rapide des évènements n'ôte évidemment rien à la démonstration que nous livre ici Paul GRUBACH.

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Le "Camp de la Mort" de SOBIBOR

dans le contexte de l'Affaire DEMJANJUK

par Paul GRUBACH

2009

Le 14 avril, John Demjanjuk fut sur le point d'être expulsé en Allemagne afin de comparaître pour crimes de guerre présumés. Une ordonnance de dernière minute rendue par la 6ème Cour d'appel américaine de la circonscription de Cincinnati s'est opposée à cette demande allemande d'extradition et le vieil émigré ukrainien de 89 ans s'en retourna chez lui.

Les autorités allemandes prétendent que Demjanjuk a déporté des Juifs dans des wagons de chemin de fer directement vers les "chambres à gaz" du camp de concentration de Sobibor durant la deuxième guerre mondiale. Dans le cadre de cette allégation, je voudrais examiner rapidement les prétendues preuves de l'existence "de chambres à gaz homicides" à Sobibor.

L'historien de l'holocauste Robert Jan van Pelt a reconnu que les preuves de tueries massives de Juifs à Treblinka, Sobibor et Belzec - où des millions d'entre eux furent prétendument assassinés - sont très maigres. Concernant ces trois camps, il écrivait : "Il y a peu de témoins oculaires, aucun aveu que l'on pourrait comparer à celui que fit Höss [le commandant Rudolf Höss à Auschwitz], pas de vestiges significatifs et peu d'archives." (1) Autrement dit, les seuls fondements pour la traditionnelle histoire d'extermination à Sobibor résident dans les témoignages d'anciens détenus et de fonctionnaires allemands inculpés lors de ce procès pour de présumés crimes de guerre.

La Commission d'Enquête des Crimes Nazis en Pologne a affirmé que 250.000 personnes avaient été assassinées à Sobibor. (2) Raul Hilberg, le dernier historien à faire autorité en matière d'Holocauste, s'est aventuré dans le "déni de l'Holocauste." Il a rejeté le nombre de 250.000 personnes tuées à Sobibor et l'a réduit de vingt pour cent en affirmant que ce nombre atteignait 200.000 personnes. (3)

Les archéologues polonais qui ont examiné le camp estiment "très difficile d'imaginer comment la mise à mort de 250.000 personnes a pu avoir lieu à cet endroit." (4) Cette déclaration a par la suite disparu de leur site Internet. (5)

Malgré tout, un survivant de Sobibor, Moshe Bahir, a raconté qu'en février 1943, les Allemands célébrèrent le meurtre du premier million de juifs. (6) Je me répète : des médecins légistes polonais ne parviennent pas à imaginer comment 250.000 personnes auraient pu être assassinées à Sobibor et l'historien de l'Holocauste Hilberg a réduit à 200.000 le nombre de personnes présumées massacrées. Néanmoins, Bahir, "ce témoin perspicace" proclame que quatre fois 250.000 personnes furent assassinées à cet endroit ! Le témoignage de Bahir est "d'une qualité tellement exceptionnelle" qu'il lui valut l'honneur de déposer sous serment en 1965 au procès de Sobibor à Hagen, Allemagne de l'Ouest (7)

Un autre historien de l'holocauste, Léon Poliakov, a affirmé qu'il y avait là cinq chambres à gaz, de cinquante mètres carrés chacune et construites de façon à pouvoir contenir environ 2.000 personnes. Dans chaque chambre pouvaient s'entasser 400 victimes. (8)

Dans le même livre, l'historienne Miriam Novitch contredit Poliakov sur les dimensions et la capacité des "chambres à gaz." Elle affirme que les trois chambres à gaz "d'origine" faisaient dix mètres carrés et pouvaient contenir 50 personnes. Plus tard, de nouvelles chambres à gaz furent construites, cinq au total, et chacune faisait 4 mètres sur 12 (quarante-huit mètres carrés) et pouvait contenir de 70 à 80 victimes. (9)

Tout ceci a été contredit par un autre "expert" du camp de Sobibor, Yitzhak Arad. Il a insisté sur le fait qu'il y avait à l'origine trois chambres à gaz, chacune de 4 mètres sur 4 et pouvant contenir environ 200 personnes. (10) A l'automne 1942, Arad prétendit que les Allemands avaient ajouté trois nouvelles chambres à gaz, portant le total à six chambres à gaz. Elles avaient les mêmes dimensions que les anciennes chambres à gaz, 4 mètres sur 4 (seize mètres carrés). (11)

Maintenant, droit au fait, et considérons ces contradictions. Poliakov dit que chacune des cinq chambres à gaz faisait cinquante mètres carrés avec une capacité de 400 victimes. Arad dit qu'il y avait à l'origine trois chambres à gaz et que par la suite, trois nouvelles chambres à gaz furent ajoutées pour porter le total à six chambres. Chaque chambre faisait seize mètres carrés avec une capacité d'environ 200 victimes. Mais Novitch prétend que les chambres "d'origine" faisaient dix mètres carrés et pouvaient contenir 50 victimes. Plus tard les cinq nouvelles chambres à gaz faisaient quarante-huit mètres carrés et pouvaient contenir de 70 à 80 victimes. Ce ne sont pas des contradictions minimes. Dans n'importe quelle enquête sur un meurtre, la nature de l'arme du crime est de la plus haute importance.

Les incohérences dans l'histoire officielle ne s'arrêtent pas là. Le dernier historien par excellence de l'Holocauste, Raul Hilberg, a soutenu qu'un moteur diesel insufflait le gaz mortel dans les "chambres à gaz." (12) Arad le contredit, qui cite le témoignage d'un fonctionnaire allemand, passé en jugement pour crimes de guerre présumés commis à Sobibor. Celui-ci "a identifié" le moteur pulsant le gaz mortel comme étant un moteur à benzène. (13)

Un ancien détenu au camp de Sobibor, Jacob Biskubicz, laisse entendre que le chlore était le gaz mortel utilisé dans "les chambres homicides" ; c'est ainsi qu'il a déclaré : "Je ne pouvais pas croire à l'existence du camp No 3 [où les gazages massifs ont soi-disant eu lieu]. Un jour que je poussais une brouette chargée de chlore et voulant savoir ce qui se passait dans le camp, je suis allé au-delà de la limite. J'ai presque été tué." (14)

Un témoin oculaire de Sobibor, Hella Fellenbaum-Weiss, a raconté cette histoire de Juifs en route vers Sobibor ayant été gazés avec du chlore. Nous la laissons conter son histoire : "L'arrivée d'un autre convoi m'a affligée de la même façon. Il était supposé arriver de Lvov, mais personne ne le savait réellement. Les prisonniers sanglotaient et nous ont fait ce récit affreux : ils avaient été gazés en route avec du chlore, mais certains avaient survécu. Les corps des morts étaient verts et leur peau se détachait." (15)

L'utilisation du chlore dans les "chambres à gaz de Sobibor" est également suggérée par le survivant de Sobibor, Moshe Bahir. Il a raconté : "Je me rappelle un incident qui est arrivé à un groupe de nos camarades : un jour on a ordonné à plusieurs d'entre eux de rouler des barriques de chlore vers le camp de la mort [le Lager 3]. Ils sont sortis à la hâte, aiguillonnés par les coups de leurs gardes et quand ils sont arrivés avec les barriques à la limite du Lager 3, la porte s'est ouverte et les Juifs qui travaillaient aux crématoires sont venus à leur rencontre pour récupérer le chlore. Les hommes de notre camp étaient prêts à repartir quand, soudain, l'Oberscharführer Bolander est apparu et a ordonné à ceux qui avaient apporté les barriques de rejoindre ceux qui les avaient rencontrés au Lager 3. Nous ne les avons plus revus. " (16)

Et encore une fois, nous avons ici un autre problème. L'histoire officielle venant de Raul Hilberg affirme qu'un moteur diesel dispensait le gaz mortel utilisé pour les meurtres en masse. Néanmoins, Arad, l'expert en Holocauste, mentionne le témoignage d'un fonctionnaire allemand prétendant qu'un moteur à benzène était utilisé. Encore mieux, d'autres "témoins oculaires" de Sobibor disent que l'arme du crime était le chlore, pas le gaz d'échappement d'un diesel ou d'un moteur au benzène. Il est clair que l'histoire du gaz de chlore a été discrètement abandonnée et celle "des gaz d'échappement de moteur" demeure maintenant "la vérité officielle". Mais les Allemands ont-ils utilisé un moteur diesel, ou au benzène ?

Arrivé à ce point, le farouche partisan des chambres à gaz à Sobibor devrait se poser cette question : si l'histoire des Juifs gazés avec du chlore à Sobibor est fausse, n'est-il pas possible aussi que l'histoire des Juifs gazés avec quelque gaz d'échappement de moteur soit également fausse ?

En toute logique, telle est la question suivante : comment les corps étaient-ils été enlevés "des chambres à gaz ?" L'historien Arad dit que les victimes entraient par une porte et que leurs cadavres en étaient extraits par l'autre. (17)

Cette version a été contredite par "le témoin perspicace" Moshe Bahir. Il a affirmé qu'une fois qu'un gazage en masse était achevé, quand toutes les victimes étaient mortes, "l'opérateur de la chambre à gaz", Bauer, ouvrait "les trappes" dans le plancher de la chambre à gaz ("le bâtiment des bains") et les corps tombaient dans des chariots placés en-dessous. Voici ses propres mots : " Sur ordre [de Bauer] le mécanisme permettant d'ouvrir le plancher du 'bâtiment des bains' était activé et les cadavres tombaient dans les petits chariots qui les conduisaient d'abord aux charniers et, plus tard quand le temps a manqué, directement aux fours crématoires. " (18)

Si l'on se réfère aux dires d'Arad, alors que trois nouvelles chambres à gaz étaient ajoutées à l'automne 1942, elles étaient de la même taille que "les anciennes" chambres à gaz, c'est-à-dire de 4 mètres sur 4. Il n'a nullement mentionné de quelconques "trappes" au travers desquelles les corps seraient tombés dans des chariots placés en-dessous. (19)

Prenons en compte la question logique suivante : comment les cadavres étaient-ils été transférés des chambres à gaz vers les charniers, où ils étaient prétendument incinérés ? Selon Arad, l'expert de Sobibor, les corps étaient à l'origine déposés dans des chariots, qui étaient soit tirés par des chevaux, soit poussés par des prisonniers. Finalement, ce système inefficace a été remplacé par un wagonnet sur rails étroits qui circulait jusqu'aux fosses d'inhumation. (20)

Pourtant, même ici, le témoignage de Bahir diffère considérablement de l'histoire présentée par Arad, l'expert en Holocauste. Vers la fin de juillet 1942, les Allemands installèrent des grues géantes pour transporter les corps des "chambres à gaz" vers un crématoire. Selon les propres termes de Bahir : "Quelques jours plus tard, deux grues géantes furent apportées au camp et installées près des chambres à gaz. Ces grues fonctionnaient sans cesse, avec trois déplacements par jour, retirant les corps des chambres et les transférant aux nouveaux crématoires qui avaient été construits tout près." (21)

Voici enfin le point le plus important que je souhaite souligner. Si un farouche partisan de la classique "histoire d'extermination" à Sobibor consulte tout simplement les textes originaux acceptables du point de vue académique, celui-là même trouvera suffisamment de preuves pour devenir plus que sceptique quant à l'existence des "chambres à gaz" de Sobibor. Les contradictions et les mensonges que j'ai énumérés sont exactement ceux que l'on s'attend à trouver dans le cadre d'un mythe historique.

Le lecteur devrait garder ceci à l'esprit à l'occasion d'un éventuel procès à venir de John Demjanjuk pour le crime "d'avoir mené des Juifs aux chambres à gaz." En effet, comme je l'ai montré en d'autres occasions, c'est précisément la raison inavouée de cette nouvelle mise en accusation du malheureux Demjanjuk. Les promoteurs de la mythologie de l'Holocauste veulent s'appuyer sur un procès-spectacle pour combattre la croissance phénoménale de "la contestation de l'Holocauste." (22)

Notes et références

(1) Robert Jan van Pelt, The Case for Auschwitz: Evidence from the Irving Trial (Indiana University Press, 2002), p. 5.

(2) Miriam Novitch, ed., Sobibor: Martyrdom and Revolt (Holocaust Library, 1980), p. 33. (3) Raul Hilberg,

The Destruction of the European Jews: Student Edition (Holmes & Meier, 1985), p. 338. [Pour les lecteurs français, voir traduction de cet ouvrage paru chez Fayard en 1988, tableau figurant à la page 774. Note de l'administrateur] (4) Thomas Dalton, Debating the Holocaust: A New Look at Both Sides (Theses & Dissertations Press), p. 119.

(5) Voir http://www.undersobibor.org/

(6) Novitch, p. 156.

(7) Ibid, p. 152.

(8) Ibid, p. 12.

(9) Ibid, pp. 24, 26.

(10) Yitzhak Arad,
Belzec, Sobibor, Treblinka: The Operation Reinhard Death Camps (Indiana University Press, 1987), p. 31.

(11) Ibid, p. 123.

(12) Raul Hilberg,
The Destruction of the European Jews: Student Edition (Holmes & Meier), p. 229.

(13) Arad, p. 31.

(14) Novitch, p. 121.

(15) Ibid, p. 50.

(16) Ibid, p. 148.

(17) Arad, p. 31.

(18) Novitch, p. 147.

(19) Arad, p. 123.

(20) Ibid, pp. 32, 123-124.

(21) Novitch, p. 155.

(22) Voir Paul Grubach, "Hunting Demjanjuk: Injustice, Double Standards, and Ulterior Agendas." En ligne : http://www.codoh.com/revisionist/tr08demjanjuk.html

 
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